Le minimum qui sera toujours exigé par le prêteur sera la garantie décès doublée d’une garantie invalidité absolue (« IAD » ou « PTIA » selon les termes retenus) au sens 3eme catégorie de la Sécurité Sociale. Ensuite pourront venir se greffer des garanties optionnelles comme l’incapacité de travail avec différentes franchises (15, 30 ou 90 jours étant les plus usuelles), l’invalidité partielle ou bien encore la perte de profession suite à invalidité professionnelle (fortement conseillée)
Pour l’achat de votre officine :
Si vous avez souscrit une prévoyance individuelle basée à minima sur le coût d’un remplaçant en cas d’arrêt de travail (ce que nous vous recommandons fortement) les garanties décès et invalidité absolue et définitive (ou perte de profession) pourront suffire.
Dans certains cas la banque aura une préférence sur des garanties emprunteur englobant l’incapacité de travail et l’invalidité partielle, lui offrant de meilleures garanties sur un prêt important. Mais en présence d’une prévoyance cela fera doublon dans ce cas précis.
Si votre assurance emprunteur s’appuie tout ou partie sur des garanties complètes (avec donc arrêt de travail et invalidité partielle), et en se passant d’une prévoyance individuelle, cela ne règle pas le problème de votre protection à moyen terme. Car lorsque votre crédit sera soldé (sur 12 ans en moyenne pour un prêt professionnel), si vous désirez à ce moment là une nouvelle protection via une prévoyance peut être que votre état de santé aura changé entre temps avec donc des difficultés d’acceptation , sans restrictions ou majoration. Et plus le temps passe plus on a de chances d’être confronté à ce type de problème.
Achat d’un bien immobilier (résidence principale) avec un emprunt sur du long terme (de 15 à 25 ans)
Notre avis est un peu plus partagé surtout si le prêt est important et d’une durée de 25 ans par exemple. Tout dépendra aussi du niveau de prévoyance souscrit à titre individuel. Si cette dernière est avant tout pour couvrir avant tout le coût d’un remplaçant, elle pourra alors s’avérer insuffisante pour maintenir le train de vie du Pharmacien-Biologiste sur du moyen et long terme, avec en sus un prêt personnel important à rembourser.
En cas de graves problèmes de santé se libérer de tout ou partie du paiement de ce crédit peut être un soulagement important pour les finances du Pharmacien Biologiste. Une franchise 90 jours sera alors suffisante en cas d’arrêt de travail.
Aussi rien ne dit que le professionnel de sante conservera sa prévoyance sur les 25 ans à venir (arrêt du paiement des primes et résiliation, changement des garanties…). L’assurance est liée au crédit et donc l’accompagnera jusqu’à son terme… c’est rassurant… surtout pour le banquier car en cas de non paiement des primes (cas d’une délégation) l’assureur à l’obligation de le prévenir immédiatement. Cela vous oblige donc à bien couvrir votre prêt jusqu’à son terme ….
Au niveau d’un couple pour un prêt personnel il faudra aussi bien définir le niveau des garanties décès à répartir sur chaque tête. A définir selon les revenus de chacun des conjoints. Dans le cas de deux revenus relativement élevés au niveau du foyer fiscal, et si des garanties individuelles prévoyance sont déjà en place, un niveau de garantie de 50% sur chaque tête doit être suffisant. A l’opposé si le conjoint du professionnel de santé ne travaille pas à minima il faudra garantir ce dernier sur une base de 100% en cas de décès.
Si le conjoint du Pharmacien Biologiste, salarié (et à fortiori cadre) est dans une situation professionnelle stable et bénéficie d’une convention collective lui octroyant un bon niveau de prévoyance (exemple 100% de son salaire en cas d’arrêt de travail ou d’invalidité) vous pourrez faire l’économie de garanties incapacité à souscrire sur sa tête.
Nombre de chargés de clientèle des banques ne chercheront pas à prendre en compte ce type de situation, dans leur recommandation, car ils ne sont pas dans leur très grande majorité des spécialistes de la prévoyance du corps médical