Les Français, quel que soit leur statut, comptent la complémentaire santé parmi les éléments de leur protection sociale : environ 85% d’entre eux en bénéficient aujourd’hui.
Travailler dans un univers médical ne dispense pas de la prudence. Les remboursements de la sécurité sociale reculent, certains dépassements d’honoraires restent à votre charge et des soins prolongés peuvent faire grimper la facture. Les frais dentaires (prothèses et implants) méritent la même attention, tout comme l’orthodontie lorsque vous avez des enfants.
Si vous êtes jeune et en très bonne santé, une complémentaire centrée sur les risques principaux peut suffire, à condition de ne pas avoir de besoins réguliers en optique et en dentaire. Les primes étant déductibles (loi Madelin), le coût réel de cette couverture s’en trouve indirectement allégé. La part de prime correspondant à vos ayants droit au sens de la sécurité sociale est elle aussi déductible : cela concerne donc la couverture santé de vos enfants, y compris étudiants, et celle de votre épouse si elle ne travaille pas.
Orientez-vous de préférence vers un contrat réservé aux seuls professionnels de santé (on parle de « groupe ouvert »). Vous rejoignez ainsi un ensemble d’assurés qui consomment en moyenne peu de soins ; l’assureur ajuste ses appels de cotisations à cette consommation sans mettre l’équilibre du contrat en danger, d’où un tarif très compétitif. Face à des offres qui ne visent pas exclusivement la population médicale, l’écart de prix peut atteindre 30% !
Depuis la loi Hamon, vous pouvez résilier votre complémentaire santé à tout moment (effet à J+31), dès lors que le contrat a au moins un an d’ancienneté.