Arrêt de travail du pharmacien libéral : ce qui est versé en 2026, et ce qui manque
Depuis le 1er juillet 2021, les pharmaciens libéraux reçoivent des indemnités journalières de l’Assurance maladie en cas d’arrêt de travail. Ce dispositif a comblé un vide, mais il reste court. Au-delà, la CAVP ne prend pas le relais par des indemnités journalières.
Les indemnités de la CPAM en 2026
- Un délai de carence de 3 jours : l’indemnisation commence au 4e jour.
- Une durée totale de 90 jours au plus pour un même arrêt.
- Une condition de 12 mois d’affiliation continue dans votre activité.
- Un montant égal à 1/730e de votre revenu annuel moyen des trois dernières années, retenu dans la limite de trois plafonds de la Sécurité sociale (3 × 48 060 €).
- Un maximum de 197,51 € bruts par jour au 1er janvier 2026.
L’arrêt doit être transmis dans les 48 heures. Ce régime est financé par une cotisation de 0,30 % de votre revenu, prélevée par l’Urssaf (58 € au minimum, 433 € au maximum en 2026).
Après le 90e jour
Le régime invalidité-décès de la CAVP ne verse pas d’indemnités journalières. Il prévoit une allocation annuelle de 16 872 € en 2026 si vous êtes reconnu invalide, ce qui suppose une décision de la caisse et ne couvre pas une incapacité temporaire. Entre le 91e jour et une éventuelle reconnaissance d’invalidité, aucun revenu de remplacement obligatoire n’est prévu.
La CAVP accorde en revanche une exonération de cotisation de retraite complémentaire, pour un an renouvelable, en cas d’incapacité d’exercer de plus de six mois. Vos droits en répartition continuent alors d’être validés.
Les charges continuent de tomber
Pendant l’arrêt, l’officine doit souvent rémunérer un remplaçant ou un adjoint supplémentaire. Les échéances d’emprunt, le loyer et vos cotisations restent dus. Les indemnités de la CPAM, plafonnées, ne suffisent généralement pas à couvrir à la fois votre revenu personnel et ces frais.
Les points à vérifier dans votre contrat
- La franchise de vos indemnités journalières complémentaires, à articuler avec les 90 jours de la CPAM.
- Le montant garanti, comparé à votre revenu réel.
- L’existence d’une garantie frais généraux pour l’officine.
- La définition de l’invalidité retenue par l’assureur.
Pour aller plus loin, voyez notre page sur les indemnités journalières de la CPAM et notre diagnostic prévoyance.



