
Un exemple permettra de répondre précisément. La durée d’épargne est un paramètre, et il faut aussi bien calibrer votre effort d’épargne sans le sous-estimer. Une étude précise détermine la part d’épargne à allouer à votre support retraite au regard d’un objectif réaliste. Par la suite, à mesure que votre carrière avance, vous aurez peut-être plus de facilité à accélérer cet effort en relevant vos cotisations ou en effectuant des versements complémentaires, parfois importants, qui réduisent votre facture fiscale.
Beaucoup d’épargnants, en effet, ouvrent un support retraite par capitalisation de façon symbolique et, faute de le réévaluer en cours de carrière, croient avoir réglé la question de leur retraite…
En phase de liquidation, l’encours moyen des contrats Retraite Madelin s’élève à 39 000 € (capital constitué).
Exemple : Madame VERDUN, 35 ans, pharmacienne titulaire, 1 enfant, pacsée ; son époux, âgé de 37 ans, est salarié cadre avec une rémunération nette annuelle de 36 000 €
Leur résidence principale a été achetée il y a peu. Associée depuis 2 ans, elle tire de son activité une rémunération nette annuelle de 60 000 €.
Son impôt sur le revenu atteint 15 000 € (taux marginal d’imposition de 30%).
Elle choisit de souscrire une retraite Madelin sur la base de 400 € par mois, réversible à 60% au profit de son conjoint.
L’économie annuelle d’impôt sur le revenu s’établit à 1 440 € (4 800 € x 30%).
Le support retenu est la Retraite 15 de Générali, avec une répartition de 50% sur fonds en euros (hypothèse de rémunération : 2%) et de 50% sur unités de compte (3 supports actions, hypothèse de rémunération : 5%). Les cotisations, indexées de 2%, sont revalorisées contractuellement sur la base du plafond annuel de la sécurité sociale.
À 67 ans, Madame VERDUN percevra une rente annuelle de 9 303 €, soit 775 € par mois bruts de prélèvements sociaux (rente ensuite revalorisée chaque année).
En cas de décès de l’assurée avant 67 ans, son époux toucherait 60% de la retraite prévue au terme. Si elle décède avant son conjoint pendant la retraite, ce dernier continuerait à percevoir 60% de la rente alors servie, jusqu’à son propre décès.
Devenue invalide et donc hors d’état d’exercer comme pharmacienne, Madame VERDUN n’aurait plus à verser ses cotisations jusqu’à ses 67 ans, puis percevrait sa retraite mensuelle sur la base de 775 € brut.
Supposons que sa retraite CAVP à 67 ans représente un taux de remplacement de 35% de sa rémunération actuelle, soit 1 750 € de retraite par mois : en versant 400 € par mois sur une retraite Madelin, elle améliorera très sensiblement ses retraites versées sous forme de pension, de 44% !
Si Madame VERDUN ne commençait à épargner pour sa retraite qu’à partir de 40 ans, elle devrait, pour atteindre le même montant de retraite (donc 775 € par mois), verser déjà 570 € par mois, soit un effort d’épargne supplémentaire de +42% … Le facteur temps est donc essentiel
Enregistrer